Ici, une ville italienne qui rémunère à titre expérimental ceux qui se rendent au travail à vélo. En France les entreprises ont désormais le droit de le faire aussi à travers l’IKV.
http://8e-etage.fr/2015/11/17/italie-ville-remunere-ses-habitants-sils-se-rendent-au-travail-en-velo/

Ce qui se dessine selon moi, c’est la possibilité que des tiers parties prenantes (surtout collectivités et entreprises) financent la mobilité individuelle. Auparavant seule la mobilité collective était financée par ces acteurs. C’est un changement de paradigme qui va ouvrir un champ d’innovations.

Comment peut se faire ce financement ? Quelques principes.

  1. Il faut hiérarchiser le financement dès le départ selon l’utilité sociétale du mode : en haut la marche et le vélo qui ont les meilleurs impacts environnementaux et sanitaires (le vélo est bon aussi niveau emploi). On peut donner jusqu’à 25c€/km. Nous pourrions aussi y ajouter le non-déplacement ou le déplacement décalé hors-pointe (cf. SNCF à Plaine Saint-Denis dans un article précédent).
  2. Ensuite le covoiturage pour ce qui concerne la voiture. En fonction du remplissage on pourrait aller de 5c€/km/personne à 15c€/km/personne. Bien qu’il s’agisse toujours de voitures, réduire leur nombre en circulation permet de grands gains de foncier et de qualité de vie. Il faut comparer aux transports en commun. Ceux-ci se situent idéalement entre la marche / vélo et le covoiturage. Est-ce que aujourd’hui on peut faire diminuer le financement public sous les 25c€/voyageur.km ?
  3. La mise en place de telles rémunérations doit s’accompagner de solutions de suivi / contrôle efficaces mais peu intrusives dans la vie privée (une gageure ?).

À terme combien de tiers pourraient financer les modes de transport de manière fluide ? Après tout les grands magasins finance et déjà du stationnement, donc de la voiture.

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Ghislain Delabie est un professionnel confirmé de l’innovation de service dans le secteur des nouvelles mobilités, de la mobilité électrique et de la consommation collaborative. Il cultive une certaine passion pour la vie, les villes, le numérique et l'intérêt général. Il est actuellement bien occupé : cofondateur du Lab OuiShare x Chronos, mobility connector chez OuiShare, enseignant en école d'ingénieur. Le lien entre tout ceci ? Écrire en puisant dans toutes ces expériences, tous ces domaines, pou créer de nouvelles interactions, enrichir des projets et des pratiques.